Je t’aime ma douce.
Le titre d’un billet peut spoiler sans soucis la fin de son histoire. Si si, vous allez comprendre.
(Edit : J’suis sur que y en a même qui ont stress à la lecture de mon pseudo msn “HAN ! Le titre ! Il a une copine ?! saiki saiki ?” Du calme, chèr(e)s lecteur(trice). Du calme.)
Voilà un résumé : J’ai passé une journée à chier. Mais vraiment à chier. Ou même la merde la plus obscure et la plus profonde nous rentre par les oreilles. C’est vrai quoi.
Certes, j’suis pas du genre à faire la gueule, bon évidemment, j’ai toujours été un petit peu gosse intempétueux sur les bords, d’ailleurs en parcourant ce blog, on peut voir de magnifiques articles ou je me plains de la vie, de l’univers et du reste. Mais tout ceci n’est qu’une vaste blague, souvent pour faire réagir une personne d’ailleurs (et ça n’a jamais marché j’vous rassure), osef après tout, c’est pas en ce lamentant qu’on avance, celui qui ne l’a pas compris est un péon (ou un ami à moi, à voir…). Bref, non ici, nous allons planter un décor. Imaginez : une journée d’un étudiant de base. Metro boulot dodo. Faisons le point.
Bon on passera sur le métro, ça ça pue toujours autant que y a 10 ans (mais il parait que c’est notre faute). Le dodo, ça manque, je dois avouer que faire des nuits blanches à réfléchir sur le nombre 42 n’aide pas le sommeil. Bon ok, les 3 ou 4 litres de coca ingurgité le cours de cette soirée PEUT ETRE déclalé un tout petit peu mon équilibre nocturne. Le boulot, ça part en latte. J’viens plus en cours pour bosser, j’viens en cours pour partager du temps avec mes amis, et en particulière une (qui craquera un jour devant glue-man ! Si si !).
Bon, pis dans la vie, faut pas y aller par quatre chemin, on peut dire qu’au niveau qualité, j’suis dosé. J’ai une belle vie, heureuse et tranquille. Bon niveau sentimental, moins, c’est sur, quoique j’ai quand même passé 3 ans formidable et putain de bordel, y a des soirs comme ça ou on se dit que c’était quand même vachement bien. Douloureux parfois, mais tout de même vachement bien.
Enfin, ça, c’était le plan de base. L’intro. Vous voyez un peu ? Etudiant, geek, cool avec ses potes, qui a une petite “soeur” au sein de ceux là, qui a des petits problèmes sentimentaux mais bon, pas plus qu’un autre couillon de dehors. En ce moment, il a quelques différents avec des amis, il ne se sent pas très très bien dans sa conscience et à une petite tendence à bouder quelques heures mais sans plus non plus.
Alors maintenant je vais vous spoiler la fin : Je suis dans mon canapé, torse nu, avec une bouteille de coca vide, une cuillière à café inutilisé dans la bouche, les larmes sur mes joues, un cours de maths sur les séries de Fourier sur les genoux, plein de solitude et envieux d’absolument rien.
Ouais je sais y a du supens.
Bon ça a commencé avec ce matin, tout allait bien, un peu fatigué à cause de la surdose de coca la veille. Voir beaucoup fatigué. J’ai croisé une fille plutôt sympa qui semble s’appeller Eve dans le Rer. Mais bon j’la connais pas plus que ça *sourire colgate*. Bref. Tout allait bien, en electro, c’était un peu la loose, mode dodo mais un truc allait commencer à faire la petite crotte du jour. Un texto. vrr vrr ça fait, et c’est terrible.
Bref. Encore une amie qui se barre, j’étais ravi. Puis ensuite tout s’est enchainé comme d’hab, j’ai fais la gueule, donc forcément, j’parle pas, on m’oublie et je sers moins qu’une putain de chaussette sur un radiateur.
Première décision stupide : Je suis rentré chez moi. Laissant du même coup, derrière moi, la seule personne qui pouvait un peu m’aider, mais soit. C’est l’Benou style, tu peux pas test. Premier craquage. En pleine rue. Ce qui est trop terrible, c’est que comme j’étais sur le pont de conflans, bah ça faisait shéchoir en même temps, héhé, pas bête le gnome.
Deuxième décision stupide : Me coucher tout de suite. Mais là, c’était l’enfer puisque ma sœur qui était rentrée là piaillait avec sa pote, difficile donc de se concentrer sur une tache pourtant simple et qui me tendait les bras : Dormir. Et 30 minutes plus tard, alors que le sommeil venait enfin frapper à ma porte… et bien non. Puisque c’est au tour du paternel de débarquer, et pas avec n’importe qui : Le menuisier, venu défoncé la cuisine avec un gros burin pendant une heure, cuisine qui se trouve être à 2m de la porte de ma chambre. Quoi, c’est de la malchance ? Je ne suis pas d’accord avec vous. C’est juste de la merde. Deuxième craquage.
Bref, pas possible de dormir en chouinant, et c’est là que alors que la merde s’est accumulé à légèrement disparue grâce à une conversation qui réchauffe un peu le coeur. Cela m’a donné la force de me lever du lit…. et donc d’aller sur un truc qui d’habitude me défoule et me fait tout oublier : DDR.
Oui mais là, avec la fatigue de la nuit blanche et l’état d’esprit un peu dark-émo-tokyo-hotel, DDR ça m’a surtout mis mal à l’aise et j’ai dis coucou au carlage froid de mon doux sous sol pour surement quelques secondes. J’me suis relevé, plein de sueur, comme après un mauvais rêve, j’ai enlevé mon t-shirt et me suis affalé sur mon canapé. Et là, troisième décision stupide : Tendre le bras, qui a touché une bouteille de coca. Pleine.
Je me suis donc vite mis à enfiler ce 4eme litre en moins de 24h, ce qui, une fois fini, ne m’a pas du tout aidé à dormir. 4h à rien faire. 4h ou forcément j’me suis mis à réfléchir. Un peu trop. Troisième craquage. Je suis vite parti manger ensuite, en me rappelant que demain, j’ai kholle et que j’ai rien foutu pour ça. J’ai donc pris une petite cuillière pour manger ma danette, j’ai pris les cours, j’ai même pris le temps d’aller pisser, mais j’ai oublié la danette.
Drôle hein ?
(Edit 2 : Vous vous demandez toujours le rapport avec le titre ? Si si, la vie réserve parfois des surprises… Continuez je vous prie.)
Et c’est ensuite le dernier chapitre. Je vous rappelle ma situation : J’ai perdu une amie, donc ça m’a mis mal à l’aise, du coup je suis passé pour un émo dépressif en cours, ce qui m’a achevé, j’ai quitté les cours en abandonnant quelqu’un qui m’est très cher, j’ai voulu dormir pour oublier, saint Destin du mont connard n’était pas de cet avis, j’ai donc fais du sport, tombé de fatigue, et j’ai oublié ma danette (sachez que dans ma trouble vie de félon, ce dernier élément est monstrueusement important).
J’avais plus qu’une chose à faire pour m’achever. Bon 2 choses. La première, c’est évidemment n’avoir aucune envie de conversation sur msn le soir, avec personne, ce qui m’a donné une légère impression d’inutilité chronique mais rien à foutre. La 2eme, et à 99% la seule finalement raison de ma décapitation : J’ai regardé un film à la con.
Ouais, A LA CON ! Genre vous savez, le film que quand vous le voyez alors que “tout” va bien, bah c’est émouvant et tout, mais là, c’était pas émouvant, c’était une torture. C’était un film comique/dramatique (comprennez par là que des fois on rit, et des fois on pleure. Capice ?). Les scènes comiques m’ont fait rire. Mais ce qui était moins drôle c’est qu’en fait la partie “dramatique” c’était un putain de film sentimental. Et là j’sais pas, au moment ou les gens d’une espèce normale aurait du faire “oooh c’est mignoooon”, moi j’ai ouvert les robinets, me déchirant à jamais le peu d’oubli que j’avais accumulé dans la journée. Ca m’a tellement rappelé mon “ancienne vie”, que la plaie s’est réouverte. Non pas que j’en souffre, mais que ça me manque, non pas les personnes, mais ce sentiment étrange, qui fait qu’on est con, qu’on a des réactions bizarres et un compte bancaire vide.
Bon ok, en clair, je me suis senti comme seul à jamais.
Et voilà, que avec mon cours de maths sur les genoux, ma cuillière dans la bouche, ma bouteille de coca dans la main, torse nu, sur mon canapé, j’ai chialé comme une énorme merde proche de 5 ans. Y a des jours comme ça. Mais bon, demain, un petit mars au pti dej et ça repart !
Quoi vous êtes déçu ? Mais non, bien entendu, ma maison n’a pas brûlé, ma mère n’a pas été violé et mon chien kidnappé (ou alors une maison kidnappé, un chien violé et une mère brulée. Euh… ?) c’est juste une journée d’un étudiant qui se dit “vive demain, parce que aujourd’hui, c’était excrémentiel (du mot excrément = caca, merde, chiasse.)”.
Alors pourquoi je l’écris dans mon blog ? Pour me plaindre de ma vie pourrie et que vous laissiez des commentaires “Mon Benou, j’espère que tout tes soucis vont disparaitre, tu mérites mieux (l)”. Non je plaisante, ma vie se porte très bien et vos commentaires me touchent mais je suis sur que maintenant que j’ai écris ça vous pousserez pas le bouchon aussi loin. (Haha spotted les messages de soutien de formalité
) (Enfin y en a bien un qui va l’faire pour le fun de me faire rire un peu.)
Non, c’est simplement que un jour ou j’aurais repris confiance en moi et que la chance coté coeur m’aura adressé la parole, le jour ou j’aurais jamais cessé d’espéré, et que j’ai eu, je le sais, je relirais ce billet, un soir, vers 23h30, après une bonne soirée “normale”, sans cotillon ni ennuie, une soirée tranquille comme tout le monde en rêve parfois, aussi simple, aussi calme et suffisant pour son bonheur personnel, avec une petite musique à la radio, juste avant d’aller dormir pour se lever tôt le lendemain pour partir je ne sais ou.
Et alors,à celle qui serait entrain de m’entourer le cou de ses bras, se penchant vers mon écran pour lire ce que je lis, je dirais à ma douce : “t’as vu ? Comment j’étais un trouffion paumé ce jour là ? Dès fois j’ai honte de moi *haha*. Mais bon on s’en fout, maintenant, je t’ai, et je t’aime.”


